Perfectionniste, comment lâcher-prise sur ce comportement chronophage et énergivore ?

par | Mai 10, 2017 | Communication, Confiance en soi, Développement personnel | 2 commentaires

Procrastination, ego, rapport à l’autre, confiance en soi, prise de têtegestion du temps… autant de thématiques que j’ai traité via ce blog au cours des derniers mois. Hé bien être perfectionniste réussit le tour de force de toutes les réunir.

Tout le monde connaît cette fameuse question, tellement bateau qu’elle prend l’eau, des entretiens d’embauche : « Quel est votre principal défaut ? ». Et la réponse en mode Titanic faussement modeste qui l’accompagne, c’est « Je suis perfectionniste ». Wow, faut se réveiller. Y’a pas de quoi être fier. Vous vous gâchez l’existence (et moi avec) à traquer la moindre petite virgule, espace ou détail alors que personne ne les remarque mis à part vous.

Ça vous a servis à quoi de relire 15 fois ce mail qui vous a permis de décrocher cet entretien d‘embauche ? Mis à part en écrire un deuxième qui vous aurait peut être donné l’occasion d’être convié à un autre entretien où on vous aurait posé des questions moins nazes.

Mais fuyez mes bonnes gens, fuyez devant ce comportement. Dans cet article, on décortique pourquoi il est grand temps de s’en défaire et surtout par quoi le remplacer. Suspens, traits d’humour et promesse d’une vie meilleure… tout ça tout de suite 😉

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1. Le perfectionniste ou l’obsession du travail bien fait

Le perfectionniste nuit énormément à sa productivité et à son bien-être. Souvent, le terme se cache derrière un autre. On se dit exigeant… oui je suis très exigeant envers moi-même et envers les autres. Vous connaissez la définition d’exigeant ? « Qui est difficile à contenter ».

« Allo oui bonjour, je voudrais parler à votre ego. »

« Ah non désolé, il n’est pas disponible pour le moment, il plane à 4000 ».

Le pire de tout ça, c’est que c’est socialement ok. Être perfectionniste, c’est donner l’image de quelqu’un d’appliqué, de sérieux, de dévoué, de travailleur. Alors pour conserver cette image, on se frustre, on se tue au boulot, on se met une pression de dingue jusqu’à se faire ramasser à la petite cuillère du burn out. Jusqu’à ce que le pire se produise, personne ne s’en était ému outre mesure. Ben oui, je suis exigeante, perfectionniste. C’est comme ça que je me définie. C’est comme ça que les autres me voient. Et c’est ainsi qu’ils me traitent.

Le perfectionniste ne demande jamais d’aide. « T’es fou ou quoi ? Tu veux pas que j’admette que j’ai des faiblesses aussi ? »  De toute manière, personne ne penserait jamais à lui en apporter. Il gère, il est en contrôle, il n’a besoin de personne. Faire appel aux autres, c’est mettre en péril le château de carte. C’est se donner le droit à la faille, à l’échec. Ouch, ça y est, c’est dit. L’échec…

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2. Le perfectionniste ne supporte pas l’échec

Définition du dictionnaire Larousse du mot échec : résultat négatif d’une tentative, d’une entreprise, manque de réussite ; défaite, insuccès, revers. Ah oui forcément, ça calme.

Le problème ne viendrait-il pas du sens que l’on donne au terme échec ? Et si on voyait ça comme une chance, comme une opportunité, comme un cadeau de la vie qui nous permet de nous améliorer, de progresser, de grandir ?

Tony Robbins parle dans l’une de ses vidéos des premiers hommes à avoir marché sur la Lune. Ils avaient entre 30 et 40 ans et ils ont réalisé leur rêve de gosse. Ils ont vécu une expérience qui dépasse l’entendement. Et bien vous savez ce qu’ils ont fait quand ils sont rentrés sur Terre ? Ils ont déprimé. Mais genre hardcore. Tu m’étonnes, tu veux faire quoi dans ta vie après ça ?

Pourquoi veut-on tout réussir du premier coup ? Ce serait en effet déprimant si tel était le cas.

Assumer ses échecs, c’est s’accepter tel que l’on est, dans toute son imperfection. Hors, le perfectionniste a zéro tolérance envers tout ce qui ne lui renvoie pas une bonne image de lui-même. Ça sert à quoi de donner une bonne image aux autres quand au fond on n’aime pas ce qu’il y a derrière cette illusion ? A nourrir notre ego. Mais c’est pas vrai celui-là, mais jamais il nous lâche… faut croire que non.

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3. Le perfectionniste ou la relation à soi-même

C’est vrai qu’avec les réseaux sociaux, on a tendance à l’oublier. Je viens de comprendre pourquoi je fuyais Snapshat et Instagram. A chaque fois que j’ai atterri dessus, je suis tombée sur des profils de Barbie et Ken, des images de voyages de rêve, des photos de plats parfaitement équilibrés et présentés. Et des dizaines de milliers de likes d’admirateurs. Et derrière rien, pas le nombre d’heures passées pour obtenir ce physique de rêve, la tourista du backpackers ou la prise de tête pour obtenir la bonne lumière qui immortalisera à jamais ce tofu au chou kalé. En plus le kale, ça donne des gaz. Et ça, ils te le mettent pas en hashtag.

Réalisez à quel point votre dialogue intérieur peut être affecté par ces images de perfection. Il n’est déjà pas évident de se contenter d’être heureux de ce que l’on a, alors si on va se comparer à d’autres narcisses, adieu Berthe. En gros, tu te dis à toi même, ta vie est naze. T’as de la cellulite, le dernier voyage que t’as fait c’était pour rendre visite à tes parents et le plat que tu t’es préparé à midi mériterait au mieux le hashtag Whiskas.

Donc, règle de survie numéro 1 : éviter toute forme de comparaison ou situation où l’on se compare.

Règle de vie numéro 2 : modifier la manière dont on communique avec soi-même, en devenant plus tolérant, plus bienveillant et surtout plus réaliste. La perfection n’est pas de ce monde et c’est tant mieux.

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4. L’optimaliste, seul capable de sauver le perfectionniste qui est en vous

Et pour ce faire, devenez optimaliste. J’adore ce terme, c’est l’optimiste réaliste. Je suis tombée dessus en lisant le livre 3 kifs par jour de Florence Servan-Schreiber. Franchement, lisez-le si vous n’avez rien à vous mettre sous la lampe de chevet. C’est frais, instructif et non complaisant.

En somme, être optimaliste, c’est s’autoriser, avancer, analyser, oser, tenter, sauter dans le vide. Et si on se foule la cheville à l’atterrissage, de se demander comment on peut améliorer sa technique pour le prochain saut plutôt que de ranger à tout jamais la voile.

Être optimaliste, c’est regarder sa peur droit dans les yeux et lui dire « ok ma p’tiote, qu’est-ce que t’essayes de me dire ? ». Plutôt que « oui oui ok, c’est bon t’as raison ».

Et parce que les images valent milles mots…

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 Conclusion

Le message de cet article avec lequel j’aimerai que chacun reparte, c’est d’arrêter de penser que d’être perfectionniste est un petit défaut qui cache tellement de qualités. Je reviens à l’entretien d’embauche… je me sens moi-même tellement formatée par cette idée. Présenter une image parfaite, quitte à y passer des heures, jours, des années quand on aurait juste pu se contenter d’être soi. Dans tout ce que l’on est de plus grandiose et de plus imparfait.

C’est d’une tristesse. Aimons-nous pour ce que l’on est vraiment à l’intérieur et pas pour ce que l’on a à cœur de montrer aux autres.

Toi qui te cache derrière ton écran (oui, je te tutoie pour l’occasion), tu te dis quoi à toi même ? En quoi ton soucis de perfection a pu te limiter dans le passé ? Quels réflexes d’optimaliste aimerais-tu adopter dans le futur ?

Commente et partage, même (surtout) si tu crains de ne pas paraître au mieux  !

A bientôt humain imparfait et touchant !

Stéphanie

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Lecture facile qui donne la patate et la positive attitude. Pourquoi s’en priver ?

Un auteur beaucoup cité dans le livre 3 kiffs par jour, qui se lis aussi très bien pour faire le plein de +++

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