6 signes qui montrent que le stress au travail est en train de vous détruire la santé

6 signes qui montrent que le stress au travail est en train de vous détruire la santé

Si vous vous êtes déjà réveillé avec une gorge douloureuse et avez tout de suite pensé : «Pourquoi suis-je toujours celui qui attrape froid au bureau ?» Ou que vous avez passé plusieurs nuits blanches préoccupé par une deadline impossible à tenir, ce que je m’apprête à vous dire ne vous surprendra pas. En France, le coût du stress au travail avoisine 1,6 milliard d’euros par an. Il touche 4 salariés sur 10. D’après l’OMS, notre pays est le 3ème à enregistrer le plus grand nombre de dépressions en lien avec le travail.

Voilà, c’est bon, on est rhabillé pour l’hiver.

Et si vous avez déjà descendu 1 litre de crème glacée ou si vous avez fait sauter votre séance de gym après une sale journée de travail, vous savez que vous ne prenez pas vos décisions les plus saines lorsque vous êtes confronté à une pression continue.

Vous pensez peut-être que le stress au travail est normal, qu’une semaine difficile sera équilibrée par la prochaine. Mais le stress a un impact plus sournois et profond sur votre corps que la plupart d’entre nous ne le réalisent. Cela ne vous mène pas seulement à faire des choix pas très sains, il vous affecte physiquement.

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Le mécanisme du stress

Votre corps est dépendant des hormones pour faire fonctionner correctement votre métabolisme, digestion, reproduction et autres systèmes. Le stress au travail chronique comme, les longues journées enchaînées ou les conflits avec votre patron, peuvent affoler ces hormones. Ce qui cause des ravages sur votre corps.

Voici comment cela fonctionne :

Votre corps et vos hormones sont conçus pour vous protéger du danger. Vous conduisez et une voiture déboîte soudainement sur votre voie. Votre corps se met en alerte, libérant deux hormones qui vous aident à faire face au danger imminent: l’adrénaline et le cortisol.

L’adrénaline augmente votre fréquence cardiaque et votre tension artérielle, tandis que le cortisol augmente votre glycémie et ralentit votre système immunitaire, reproductif et digestif pour rediriger votre énergie vers la gestion du danger. Ce «boost d’adrénaline» qui en résulte est ce qui vous permet d’écraser la pédale de frein en une fraction de seconde lorsque cette voiture vous coupe la route. Et ainsi de vous sauver la vie.

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Qu’est-ce qui se passe en vous quand il y a du stress au travail ?

À court terme, ce réflexe – également appelé lutte ou fuite – est très efficace. Une fois le danger passé, votre système retourne à la normale. Votre fréquence cardiaque diminue et votre corps commence à fonctionner normalement à nouveau. Avez-vous remarqué que vous vous sentez complètement épuisé pendant quelques secondes, voire quelques minutes, après un événement stressant ?

Vous ne voudriez pas vivre dans cet état de « lutte ou fuite » 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. Il draine vos réserves d’énergie et vous fatigue. Et pourtant… Votre corps gère toutes les causes de stress de la même manière. Qu’il soit déclenché par un accident de voiture imminent ou par votre patron qui est en train de vous prendre la tête sur un dossier, c’est pareil.

Quand c’est temporaire, c’est comme si vous vous éloignez de cette voiture. Votre corps se remet dans un état normal. Vous continuez votre chemin en insultant le mauvais conducteur au passage. Fin de l’histoire. Mais si vous êtes en stress au travail 14 heures par jour et que vous répondez à vos courriels la nuit, votre corps n’a jamais de chance de récupérer. Votre adrénaline et votre cortisol restent en flux tendu tout le temps, causant de nombreux signes physiques apparemment indépendants du stress.

Alors, alors, combien de signes comptabilisez-vous ?

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6 signes que le stress au travail a un impact physique sur vous

 

1. Vous prenez du poids sans comprendre pourquoi

Même en surveillant votre alimentation et votre activité physique, vous vous sentez bouffi. Le coupable, c’est le cortisol. Dans des situations stressantes, cette hormone nous fait stocker plus de graisse pour préserver l’énergie. Fort utile en situation de survie, ça l’est moins dans le confort de nos bureaux modernes. Mais ça engendre quand même un gain de poids tenace dans le visage, le haut du corps et le torse.

Pas cool !

Bien que ce stockage de graisses puisse se produire indépendamment de vos habitudes alimentaires, le stress vous rend accro à tout ce qui est gras et sucré, tendance régressive. Donc, ce sentiment d’avoir « besoin » d’une viennoiserie à la sortie d’une réunion qui s’est mal passée vous est familier ? Vous êtes loin d’être un cas unique et vous savez maintenant pourquoi.

 

2. Vous avez des problèmes de peau

Les pics de cortisol provoqués par le stress incitent également la peau à produire plus de sébum, qui obstrue vos pores et crée de l’acné. Cela aggrave également les problèmes cutanés préexistants comme l’eczéma.

 

3. Vous souffrez de douleurs, voir vous vous blessez plus souvent

Vous vous demandez dans quel état vous allez être à 70 ans vu comment vous vous sentez à 30 ?

Vous oscillez entre douleurs fulgurantes et grincements, craquements, déplacements… bref, vous ne vous sentez pas bien dans votre corps. Un stress extrême empêche nos cellules de construction osseuse de se former complètement, ce qui peut engendrer des blessures et éventuellement de l’ostéoporose.

 

4. Votre sommeil est totalement déréglé

Vous n’avez envie que d’une chose depuis que votre réveil a sonné ce matin, retourner vous coucher ? Pourtant, pas moyen de fermer l’œil au moment où le marchand de sable est sensé être passé. Et vous répétez ce cycle infernal toutes les nuits. Rien ne change sauf la profondeur de vos cernes…

Nos hormones de stress sont programmées pour s’adapter aux périodes d’éveil et de repos. Quand notre niveau de stress est équilibré, les hormones augmentent quand nous nous réveillons le matin et baissent la nuit quand on dort. Malheureusement, quand on fait face à un niveau de stress élevé en permanence, ses hormones ont des impacts aléatoires. Ces pics hormonaux totalement dérythmés sont responsables de vos nuits agités et insomniaques.

 

5. Vous vous sentez vaseux ou nauséeux

Avez-vous remarqué cette tendance que l’on a tous à avoir besoin d’aller aux toilettes avant une prise de parole en public importante ? Comment le transit est particulièrement efficace dans ces situations ?

Le stress a un impact sur votre digestion. Le cortisol élevé dérègle votre système digestif, ce qui vous fait digérer les aliments plus lentement et provoque ainsi une croissance bactérienne dans vos intestins. Ce qui contribue à divers désagréments digestifs que la bienséance ne nous autorise pas à mentionner ici. En tout cas, c’est fort désagréable.

 

6. S’il y a un virus qui traîne, il est pour vous

Pendant vos périodes les plus chargées de l’année, vous attrapez un rhume systématiquement. Le cortisol élevé affaiblie votre système immunitaire, ce qui est probablement la conséquence la plus inquiétante pour votre santé.

Le stress constant oblige votre corps à consacrer chaque ressource disponible à sa survie par tous les moyens possibles. A cause de cette tension permanente, votre corps est moins préparé à faire face aux maladies qui pourraient survenir.

Vous avez le sentiment que j’exagère ? Imaginez que votre corps est un restaurant un peu limite niveau staff. En temps normal, la gestion des services se passe plus ou moins bien mais ça passe encore. Mais quand la convention annuelle de l’amicale des retraités boulistes débarque un samedi midi, tout part en vrille. Il en va de même pour votre santé.

À mesure que vous avancez dans l’âge, vous devenez plus susceptible de contracter des maladies cardiaques, Alzheimer, cancers ou affections liées au surpoids. La balle est dans votre camps. En réduisant votre stress, vous pouvez recouvrer un équilibre hormonal normal et ainsi un système immunitaire en bon état de marche.

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5 conseils pratiques pour diminuer les effets du stress au travail

Commencez par de petits actes d’auto-soins pour diminuer les effets du stress au travail. C’est sûr que ça vous fera du bien mais cela n’aura pas d’impact sur la cause. C’est un autre travail sur lequel je vous incite grandement à vous pencher.

 

1. Améliorez votre régime alimentaire

Pas besoin de devenir un extrémiste de l’alimentation à base de jeûnes et de cures de jus de légumes. Combattez vos rhumes et vos petits tracas avec des aliments et des herbes prouvés améliorer votre fonction immunitaire. Le citron, gingembre, miel, ail sont des remèdes efficaces et naturels pour se débarrasser d’un nez qui coule. Par exemple.

Les incorporer dans votre alimentation est simple et nuira moins à votre santé que les médicaments et autres antidouleurs que l’on a tendance à avaler comme des bonbons.

Limitez la consommation de produits industriels, laitiers et carnés. Vraiment.

Remplacez le café par du thé vert ou du moins alternez-vous entre les deux. Ses effets sont antioxydants et augmentent votre métabolisme. Ça veut dire que vous ralentissez votre processus de vieillissement tout en brûlant plus de calories. Ça vous motive pas à laisser tomber votre petit noir ça ?

 

2. Remplacez le gras par du muscle

Renforcer votre masse musculaire est le meilleur moyen de reconstruire votre densité osseuse et de ralentir l’affaiblissement de vos os, qui vient avec l’âge. Les salles de muscu vous font peur ? C‘est tout à fait compréhensible. Découvrez les cours qui combinent cardio et force comme le crossfit. Vous pouvez très bien le faire de chez vous sans avoir à débourser un centime. Youtube regorge de tutoriels de ce genre.

Vous êtes trop stressé pour vous mettre à une telle activité physique ou ça vos parait trop extrême ? Essayez le yoga. Vous combinerez souplesse, relaxation et renforcement en douceur.

 

3. Reprenez le contrôle de votre digestion

Ras le bol la bouée de plage en permanence à la place du ventre ? Votre ventre est votre deuxième cerveau… quand il « s’exprime », c’est qu’il n’est pas content. Cela signifie que vous avez besoin de rééquilibrer les niveaux de bactérie dans votre intestin.

Évitez les aliments transformés et raffinés. Ajoutez des aliments « vivants », c’est à dire fermentés non pasteurisés, à votre alimentation, tels que :

– Le yaourt, grec de préférence

– Le kéfir ou lben, probiotique puissant sous forme de boisson issue de la fermentation du lait ou de jus de fruits sucrés.

– Le kimchi, spécialité coréenne, constitué de chou chinois fermenté, à acheter en magasin asiatique ou à préparer à la maison. C’est spécial mais ça se tente.

– Le vinaigre de cidre de pomme biologique, qui peut être ajouté aux sauces et marinades maison.

– Le kombucha, une boisson d’origine mongole qui est une culture de bactéries et de levures en milieu sucré : thé (vert ou noir) + miel + jus de raisin. Vous pouvez très bien le faire à la maison ou vous en trouverez en magasin bio. Ça pétille, c’est un peu acide, bien frais, c’est trop bon !

Les probiotiques présents dans ces aliments aident à développer des bactéries bénéfiques qui renforcent le système immunitaire tout en maintenant la santé globale du système digestif et de l’ensemble du corps. Alors franchement, pourquoi se priver ?

 

4. DORMEZ !

Vous croyez vraiment que la stratégie du « finir quelques trucs » avant d’aller vous coucher vous aide en quoi que ce soit ? Et ça vous étonne de tourner en rond dans votre lit pour trouver le sommeil après ? Chaque chose en son temps, chaque temps à sa chose. Le travail que vous aurez produit à minuit sera annulé par la fatigue que vous traînerez la journée suivante. La seule chose que vous devriez faire avant de dormir, c’est vous détendre. Lire un peu mais pas sur écran, boire une tisane, prendre un bain…

Il ne vous viendrait pas à l’idée de boire un café serré ou de vous faire un petit 5km de running avant de dormir ? Alors arrêtez de travailler avant de vous mettre au lit, voir pire, dans votre lit, parce que c’est tout comme.

Imposez-vous une heure limite d’accès à votre boite mail. La recherche a montré que la vérification de ses mails augmente notre fréquence cardiaque et nos niveaux de stress globaux. Il y a un temps et un endroit pour ça et ce n’est pas de votre lit à 2 heure du mat.

Tant pis si vous ne terminez pas votre travail à temps. A rouler en permanence au cul du camion, vous ne voyez plus où vous allez et surtout, vous vous mettez en danger.

En gérant mieux votre attention et votre énergie, vous gérerez mieux le stress au travail. Plus important encore, vous maîtrisez votre santé mentale et physique à long terme. Après tout, vous pouvez toujours quitter un environnement de travail malsain, nous l’avons vu la semaine dernière. Mais vous ne pouvez pas échapper à un corps mal en point. Bah oui, vous habitez dedans !

 

5. Respirez, méditez, prenez du recul

J’ai déjà abordé brièvement ce sujet dans cet article sur l’intelligence et comment la cultiver.  La respiration, c’est la vie mais ça ne nous empêche pas de mal respirer. Méditer, respirer, prendre du recul sont des petites habitudes simples et faciles à instaurer. Et pourtant, on n’y pense pas.

 Si vous cherchez un moyen rapide de faire diminuer votre stress au travail, de faire un break, de prendre du recul, de passer d’un sujet à l’autre sans sortir faire quelques pas, l’exercice suivant devrait vous aider à vous relaxer sans quitter votre bureau.

Commencez par frotter énergiquement vos mains (propres) l’une contre l’autre, puis placez vos paumes sur vos yeux fermés. Vos doigts sont dirigés vers le haut et couvrent vos arcades sourcilières. Sentez la chaleur se dégager de vos paumes et passer à travers vos paupières. Profitez-en pour respirer amplement, avec le ventre, en prenant conscience de toutes les étapes de votre respiration. Pendant quelques secondes, imaginez que cette chaleur soit celle du soleil. Vous êtes allongé dans votre lieu de prédilection et le temps est magnifique.

Retirez doucement vos mains avant d’ouvrir les yeux en leur laissant le temps de se réadapter à la lumière artificielle.

Rapide, efficace et ça va déjà mieux. Convaincu ?

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Conclusion

Vivre sous stress en permanence, c’est comme tirer sur un élastique. A force de tirer dessus, un jour, il va vous péter entre les doigts. Et ça fait mal. Avant d’en arriver là, prenez conscience de ce que vous vous faites subir au quotidien. Le meilleur des salaires, le plus valorisant des postes ne justifie pas que l’on fasse souffrir son corps et qu’on lui impose un rythme qu’il ne peut pas tenir à la longue.

Intégrez dans votre quotidien les conseils de l’article pour limiter les effets du stress au travail mais surtout travaillez sur la cause. Certainement que j’écrirai un article sur le sujet. Mais pas tout de suite.

On se retrouve en septembre. Je fais une pause de quelques mois pour prendre soin de mon bébé, dont la naissance est prévue pour fin juin.

D’ici à, dites-moi, avez-vous rencontré des problèmes de santé liés au stress au travail ? Comment le gérez-vous ? Y a-t-il quelque chose que je n’ai pas mentionné ? Dites-moi tout ça dans les commentaires ci-dessous.

Merci de m’avoir lu et à très vite !

Stéphanie

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Le stress au travail vous bouffe la santé ?

On prend RDV pour septembre ?

Lectures pour aller plus loin

Une lecture que je recommande fortement si cet article vous a interpellé. J’en profite pour préciser qu’il m’a aidé à l’écrire aussi. Eh oui, je suis pas médecin et j’ai rien inventé 😉

Votre système digestif est pleins de surprises et vous n’avez pas fini d’en découvrir à la lecture de ce livre. En plus, vous pourrez vous faire remarquer en soirée avec des remarques du type : « Savez-vous que notre ventre abrite plus de 200 millions de neurones connectés qui transmettent des ordres ? ». Et ouaip !

Ce livre est un classique pour comprendre votre corps et ses petits comme grands maux. Comme je vous le disais dans l’article, votre corps vous parle, apprenez à l’écouter.

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Comment survivre dans un environnement de travail toxique en 5 étapes

Comment survivre dans un environnement de travail toxique en 5 étapes

Nous avons tendance à supposer que la partie la plus difficile du travail est d’assurer le poste en lui-même. Mais alors, un matin, vous vous réveillez en craignant d’aller au bureau… à cause de vos collègues. Vous réalisez que l’ environnement de travail dans lequel vous évoluez n’est pas si sain que ça.

Pourtant, pourtant, vous avez géré votre recherche d’emploi comme une machine de guerre. Vous avez mis à jour votre LinkedIn, crée un CV à votre image, envoyé des lettres de motivation à faire saigner du nez un patron du CAC40. Ni une ni deux, vous avez choppé une entrevue avec l’une des entreprises que vous convoitiez.

Vous étiez « on fire » pendant l’entretien. Vous avez géré les questions avec aise et assurance, négocié comme un acheteur de grande distribution et obtenu les conditions que vous désiriez. Bref, vous vous sentiez comme ça :.

Mais trois mois plus tard, vous réalisez qu’il ne règne pas une culture d’entreprise de dingue dans votre boite et que vous êtes assez malheureux à bien y regarder. Attendez une minute…

Quand vous êtes parti à la chasse au CDI, vous êtes vous bien renseigné sur la réputation de l’entreprise ? Non ? Bon, ce qui est fait est fait. Si vous vous trouvez face à une situation négative ici et maintenant, pouvez-vous changer votre environnement de travail pour le mieux ? Ou est-ce déjà une cause perdue ?

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Qu’est-ce qui définit un environnement de travail toxique ?

Lorsque je parle d’un environnement de travail toxique, je parle d’humains.

Ça peut-être soit les collègues : les bavards, ceux qui aiment briller au dépend des autres, les passifs agressifs, les agressifs tout court, les stressés, les compétitifs…

soit les chefs incompétents : ceux qui ne connaissent pas la définition du terme leadership ou ceux qui, peut-être se sentant menacés, vous empêchent de vous épanouir.

Il est difficile de repérer tous les éléments qui constituent un environnement de travail toxique. Mais comme beaucoup de maladies, les symptômes sont plus faciles à repérer que les causes. Si vous êtes confronté à un environnement de travail toxique, vous risquez de tomber de plus en plus malade, de remettre en question vos compétences, voir vos valeurs, de rentrer en conflit avec vos responsables hiérarchiques. Votre famille et vos amis vous font remarquer que votre humeur est en berne.

Il existe d’innombrables autres signes, mais le fait est que votre santé et votre bonheur sont à risque si vous ne faites rien à ce sujet. L’option la plus évidente est de partir. Mais si c’est toujours le job de vos rêves, malgré les problèmes environnementaux, il y a peut être encore moyen de rétablir la situation.

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Comment assainir votre environnement de travail toxique ?

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1. Informez le management

L’élément le plus important? La haute direction doit reconnaître qu’il y a un problème et accepter que des changements sont nécessaires. S’ils ne font pas ce premier pas, ils ne mettront jamais en place un changement réel et durable qui amélioreront l’esprit de l’entreprise. Face à une telle situation, prenez vos cliques et vos claques sans attendre votre 13 ème mois.

La direction des ressources humaines ou vos N+12 sont peut-être déjà vaguement conscients de la situation. Donc même si cela ne fait exactement partie de leurs objectifs du moment, le simple fait d’attirer leur attention pourrait les motiver à mettre en œuvre les actions nécessaires.

Pourtant, s’ils tombent du cocotier, vous devrez prendre le temps de les éduquer avec des faits. Préparez vos entretiens avec des exemples réels de ce qui ne fonctionne pas et ce qui a besoin de travail. Surtout, soyez force de proposition. Faites des suggestions constructives sur la façon dont on pourrait améliorer les choses.

Peu importe si vous avez été fraîchement embauché ou si l’on utilisait encore le minitel quand vous êtes entré dans l’entreprise. Aborder un sujet aussi délicat est un mal difficile mais nécessaire. Si vous le pouvez, trouvez des collègues désireux de vous soutenir et de vous appuyer sur votre (vos) solution (s) proposée (s), ce qui vous donnera beaucoup plus de chances d’être entendu et pris en compte.

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2. Instaurez une communication claire et efficace

Toute l’équipe doit apprendre à communiquer de manière plus claire, productive et transparente. Si vous êtes dans un environnement de travail toxique, la seule chose qui est efficace en ce moment, c’est le potin. Vous devrez réinitialiser certains comportements néfastes.

Ce n’est en aucun cas une tâche facile: cela nécessite du travail et l’intention d’un réel changement tant au niveau de la direction que des salariés. Gérer les différentes personnalités ainsi que les susceptibilités des uns et des autres peut transformer la démarche en un véritable challenge.

Commencez par définir ou faire définir les nouvelles attentes verbalement à toute l’équipe et communiquez-les par écrit afin que chacun puisse se référer à eux plus tard. S’il y a des problèmes avec des comportements inappropriés lors des réunions (interruption, téléphone, nom d’oiseau…), l’équipe devrait définir les règles pour ce qui est autorisé et ce qui ne l’est pas.

Si la seule solution pour que les réunions ne se terminent pas en pugilat est d’obliger les participants à lever la main et d’attendre d’être invité avant de parler, c’est pas cool mais ce sera comme ça à l’avenir.

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3. Faites reconnaître vos accomplissements

Reconnaître la réussite peut accroître la confiance d’un collègue ou d’un employé et les encourager à jouer un rôle plus actif dans les projets futurs et dans l’entreprise.

Les managers qui montrent un véritable intérêt pour leurs subordonnés et qui soutiennent leur développement sont moins fréquents qu’on n’aimerait. Vous souffrez peut-être de ce manque de reconnaissance.

Si vous vous sentez sans soutien dans votre entreprise, suggérer la mise en place d’un programme de mentorat qui relie la direction au personnel et prend en charge les salariés à tous les niveaux. Tout le monde, des cadres de direction aux stagiaires, profitera des avantages d’une relation professionnelle plus étroite et d’une amélioration du moral.

Des événements spéciaux comme des fêtes d’anniversaire, des sorties ou des déjeuners réguliers ne font pas mal non plus. Il va sans dire que les employés qui se sentent valorisés et connectés sont plus heureux en général, et cela se dénote dans leurs performances et leur productivité.

Pourquoi votre entreprise ne s’efforcerait pas de s’assurer que ses employés sont heureux et en bonne santé ? Simplement parce que ça ne fait pas partie de ses habitudes. Il ne tient qu’à vous de changer cela.

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4. Découragez les bandes et le favoritisme

J’aimerais pouvoir vous dire que les phénomènes de bande et les comportements puériles ont été laissés dans les couloirs du lycée, mais malheureusement beaucoup de situations de ce type peuvent se présenter au bureau.

Il appartient au management de mettre un terme à ces comportements nuisibles en les traitant avec une politique de tolérance zéro. Dans le cas contraire, les relations peuvent facilement devenir hors de contrôle. Chacun mérite un environnement de travail sûr et sans harcèlement dans lequel il se sent inclus dans le cadre de l’équipe. Faites le savoir et ne tolérez en aucun cas ce type de comportement.

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5. Soyez positif, proactif et orienté vers la solution

Organisez des réunions d’équipe ou demandez à ce qu’elles soient organisées. Profitez-en pour partager des idées et assurez-vous tout le monde soit entendu. Favorisez une communication bienveillante.

Donnez l’exemple. Vous ne pouvez pas vous attendre à ce que le changement se produise si vous ne vous impliquez pas vous-même. Alors prenez le temps de connaître vos collègues, en particulier ceux vers qui vous n’êtes pas attirés naturellement. Soyez toujours agréable et congruent.

Points bonus : la direction sera probablement informée de vos bonnes actions et appréciera vos efforts.

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Conclusion

Vous êtes fier de votre activité professionnelle, tout comme le sont vos collègues. Il serait dommage de laisser la toxicité de votre environnement de travail ruiner votre carrière. Travailler collectivement pour améliorer la situation peut changer radicalement votre vision et votre satisfaction professionnelle globale. Étant donné qu’une personne moyenne passe plus de 90 000 heures au travail au cours de sa vie, ce n’est pas un problème à prendre à la légère.

Considérez ces 5 étapes comme votre extincteur pour éteindre l’incendie dans votre entreprise. Mais n’oubliez pas que la toxicité de votre environnement de travail est sournoise – sans effort concentré et désir de changement sans interruption, les actions mises en œuvre peuvent facilement devenir stagnantes et revenir au statu quo. En tant que professionnel intelligent et expérimenté, il est de votre responsabilité de reconnaître quand cela vaut la peine de faire des efforts pour créer des changements et quand il est temps de dire bye bye.

Votre carrière et votre bonheur ne sont pas négociables.

Quels conseils souhaiteriez-vous ajouter ? Quels sont les comportements toxiques que vous avez pu observer dans votre environnement de travail ? Vous êtes-vous déjà retrouvé dans une telle situation ? Comment avez-vous réagit ?

Merci pour vos commentaires, partages et autres réactions. J’espère que vous ne vous laisserez plus polluer suite à le lecture de cet article.

A bientôt

Stéphanie

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Perdu dans vos actions à mener ?

Séance découverte : Vous vous êtes perdu dans votre travail ?

Lecture pour aller plus loin

Parce qu’il n’y a pas plus hostile comme environnement pour l’homme que mère nature, ce récit vous embarquera dans une belle leçon sur la vie et la mort. Ce n’est pas un livre de développement personnel et pourtant vous n’en sortirez pas tout à fait le même.

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Comment gérer une situation frustrante avec la technique des 3 cercles

Comment gérer une situation frustrante avec la technique des 3 cercles

Vous avez pris un jour de RTT et il pleut comme vache qui urine. Ou alors vous avez un RDV avec un client qui annule au dernier moment à cause d’un imprévu. Mieux encore, vous êtes en retard pour la réunion de 9h et vous êtes coincé dans 3 km de bouchon. Ah et l’école qui appelle car le petit dernier a de la fièvre. Vous avez un dossier urgent à boucler et votre conjoint(e) est injoignable. Arghhhhh, face à une situation frustrante de ce genre, on a tendance à se replier en boule afin de mieux maudire la terre entière.

« Ras le bol, c’est toujours sur moi que ça tombe, j’ai pas de chance, VDM, je vais aller vivre dans une yourte au beau milieu du Vercor et comme ça on m’embêtera plus jamais. »

Oui mais non, ce type de réaction est bien naturelle mais vous allez comprendre que ça n’est non seulement pas efficace mais aussi pas logique. Face à une situation frustrante, on fait quoi ? La réponse à voir ou à lire ci-dessous.

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5mn10 à écouter et/ou à voir ou bien 10 mn de lecture.

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La technique des 3 zones ou comment gérer une situation frustrante

Il s’agit de modifier la manière dont on appréhende une situation, une simple prise de conscience.

Visualisez un premier cercle, le plus petit. C’est vous et votre zone de contrôle. La seule et unique personne que vous pouvez contrôler dans le monde entier, c’est vous-même. Sauf si vous entendez des voix ou que vous avez un ami imaginaire. Mais ça, c’est une autre histoire. On en parle en privé si vous le souhaitez 😉

Ensuite vient un deuxième cercle plus large autour du premier, c’est votre zone d’influence. Toutes les choses et les personnes qui vous entourent sur lesquelles vous pouvez avoir un impact de part votre propre volonté. Votre boss, vos collègues, votre famille, vos amis, votre niveau de salaire, l’humeur de Monique la comptable… vous pouvez agir de telle sorte à ce qu’ils aillent dans votre intérêt mais en aucun cas vous ne pourrez les contrôler.

Enfin vient le troisième cercle, encore plus large que le second, c’est votre zone de non contrôle et non influence. La météo, le temps qui passe, le trafic routier, les vacances scolaires, le rachat de votre entreprise… Que vous le vouliez ou non, cela va se produire. Vous n’avez aucun pouvoir dessus.

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Rattachez la situation frustrante à un ou plusieurs cercles

Ainsi, prenez l’habitude de positionner la situation dans laquelle vous vous trouvez dans un des cercles. J’ai une sale tête, j’ai besoin d’une bonne coupe de cheveux, cercle 1. Je voudrais prendre mes vacances en août, je prends RDV avec mon chef , cercle 2. Il y a une restructuration au sein de mon entreprise, je vais changer de service, cercle 3. Sauf si vous n’êtes pas d’accord. Dans ce cas, quelles sont les acteurs du cercle 2 sur lesquels vous pouvez influencer ?

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Action ou réaction

En agissant de la sorte, vous vous mettez en situation d’action et non de réaction. Plutôt que de vous morfondre sur votre sort, vous prenez le réflexe de vous mettre en recherche de solution. Une bonne habitude à prendre qui vous servira tant à titre personnel que professionnel.

S’il pleut un jour de RTT, visionnez cette vidéo et mettez de l’ordre dans votre vie (cercle1).

Si un client annule au dernier moment, profitez en pour avancer sur vos dossiers (cercle 1) et définissez avec lui les conditions pour que le prochain RDV soit optimal pour vous (cercle 2).

Quand vous vous retrouvez coincé dans des bouchons, appelez pour prévenir de votre retard pour décaler la réunion (cercle 2). Et prévoyez de partir plus tôt les jours de réunion à 9h (cercle 1).

Bref, vous l’avez compris, vous plaindre n’aura aucun effet sur une situation frustrante déclenchée par le cercle 3. Par contre, rattacher cette situation aux cercle 1 et 2 sera beaucoup plus productif pour vous. Il y a un travail d’acceptation et de lâcher prise à faire aussi. Pour cela, je vous renvoie à mon dernier article =)

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Conclusion

La technique du hérisson qui se met en boule vous dessert. Prenez-en conscience. Face à une situation frustrante, ne perdez pas de vue vos objectifs. Restez dans l’action en orientant vos prochaines actions sur vos zones de contrôle et d’influence.

Cette technique toute simple peut, si vous l’appliquez, vous faire perdre cette mauvaise habitude bien française qui consiste à râler. Adoptez un comportement plus intelligent et plus efficace, réfléchissez en cercle !

Aviez-vous conscience des ces zones avant de lire l’article ? Êtes-vous décidé à les appliquer ou au fond, vous aimez bien râler quand même ? Réagissez, commentez, likez, partagez, c’est votre zone de contrôle, votre cercle numéro 1 =)

A bientôt

Stéphanie

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Vous êtes dans une situation frustrante et pourtant, vous n’agissez pas…

Coincé dans votre carrière et votre vie ?

Lecture pour aller plus loin

Vous feriez bien un petit régime… de râlerie ? Ce livre a été écrit pour vous.

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Perfectionniste, comment lâcher-prise sur ce comportement chronophage et énergivore ?

Perfectionniste, comment lâcher-prise sur ce comportement chronophage et énergivore ?

Procrastination, ego, rapport à l’autre, confiance en soi, prise de têtegestion du temps… autant de thématiques que j’ai traité via ce blog au cours des derniers mois. Hé bien être perfectionniste réussit le tour de force de toutes les réunir.

Tout le monde connaît cette fameuse question, tellement bateau qu’elle prend l’eau, des entretiens d’embauche : « Quel est votre principal défaut ? ». Et la réponse en mode Titanic faussement modeste qui l’accompagne, c’est « Je suis perfectionniste ». Wow, faut se réveiller. Y’a pas de quoi être fier. Vous vous gâchez l’existence (et moi avec) à traquer la moindre petite virgule, espace ou détail alors que personne ne les remarque mis à part vous.

Ça vous a servis à quoi de relire 15 fois ce mail qui vous a permis de décrocher cet entretien d‘embauche ? Mis à part en écrire un deuxième qui vous aurait peut être donné l’occasion d’être convié à un autre entretien où on vous aurait posé des questions moins nazes.

Mais fuyez mes bonnes gens, fuyez devant ce comportement. Dans cet article, on décortique pourquoi il est grand temps de s’en défaire et surtout par quoi le remplacer. Suspens, traits d’humour et promesse d’une vie meilleure… tout ça tout de suite 😉

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1. Le perfectionniste ou l’obsession du travail bien fait

Le perfectionniste nuit énormément à sa productivité et à son bien-être. Souvent, le terme se cache derrière un autre. On se dit exigeant… oui je suis très exigeant envers moi-même et envers les autres. Vous connaissez la définition d’exigeant ? « Qui est difficile à contenter ».

« Allo oui bonjour, je voudrais parler à votre ego. »

« Ah non désolé, il n’est pas disponible pour le moment, il plane à 4000 ».

Le pire de tout ça, c’est que c’est socialement ok. Être perfectionniste, c’est donner l’image de quelqu’un d’appliqué, de sérieux, de dévoué, de travailleur. Alors pour conserver cette image, on se frustre, on se tue au boulot, on se met une pression de dingue jusqu’à se faire ramasser à la petite cuillère du burn out. Jusqu’à ce que le pire se produise, personne ne s’en était ému outre mesure. Ben oui, je suis exigeante, perfectionniste. C’est comme ça que je me définie. C’est comme ça que les autres me voient. Et c’est ainsi qu’ils me traitent.

Le perfectionniste ne demande jamais d’aide. « T’es fou ou quoi ? Tu veux pas que j’admette que j’ai des faiblesses aussi ? »  De toute manière, personne ne penserait jamais à lui en apporter. Il gère, il est en contrôle, il n’a besoin de personne. Faire appel aux autres, c’est mettre en péril le château de carte. C’est se donner le droit à la faille, à l’échec. Ouch, ça y est, c’est dit. L’échec…

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2. Le perfectionniste ne supporte pas l’échec

Définition du dictionnaire Larousse du mot échec : résultat négatif d’une tentative, d’une entreprise, manque de réussite ; défaite, insuccès, revers. Ah oui forcément, ça calme.

Le problème ne viendrait-il pas du sens que l’on donne au terme échec ? Et si on voyait ça comme une chance, comme une opportunité, comme un cadeau de la vie qui nous permet de nous améliorer, de progresser, de grandir ?

Tony Robbins parle dans l’une de ses vidéos des premiers hommes à avoir marché sur la Lune. Ils avaient entre 30 et 40 ans et ils ont réalisé leur rêve de gosse. Ils ont vécu une expérience qui dépasse l’entendement. Et bien vous savez ce qu’ils ont fait quand ils sont rentrés sur Terre ? Ils ont déprimé. Mais genre hardcore. Tu m’étonnes, tu veux faire quoi dans ta vie après ça ?

Pourquoi veut-on tout réussir du premier coup ? Ce serait en effet déprimant si tel était le cas.

Assumer ses échecs, c’est s’accepter tel que l’on est, dans toute son imperfection. Hors, le perfectionniste a zéro tolérance envers tout ce qui ne lui renvoie pas une bonne image de lui-même. Ça sert à quoi de donner une bonne image aux autres quand au fond on n’aime pas ce qu’il y a derrière cette illusion ? A nourrir notre ego. Mais c’est pas vrai celui-là, mais jamais il nous lâche… faut croire que non.

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3. Le perfectionniste ou la relation à soi-même

C’est vrai qu’avec les réseaux sociaux, on a tendance à l’oublier. Je viens de comprendre pourquoi je fuyais Snapshat et Instagram. A chaque fois que j’ai atterri dessus, je suis tombée sur des profils de Barbie et Ken, des images de voyages de rêve, des photos de plats parfaitement équilibrés et présentés. Et des dizaines de milliers de likes d’admirateurs. Et derrière rien, pas le nombre d’heures passées pour obtenir ce physique de rêve, la tourista du backpackers ou la prise de tête pour obtenir la bonne lumière qui immortalisera à jamais ce tofu au chou kalé. En plus le kale, ça donne des gaz. Et ça, ils te le mettent pas en hashtag.

Réalisez à quel point votre dialogue intérieur peut être affecté par ces images de perfection. Il n’est déjà pas évident de se contenter d’être heureux de ce que l’on a, alors si on va se comparer à d’autres narcisses, adieu Berthe. En gros, tu te dis à toi même, ta vie est naze. T’as de la cellulite, le dernier voyage que t’as fait c’était pour rendre visite à tes parents et le plat que tu t’es préparé à midi mériterait au mieux le hashtag Whiskas.

Donc, règle de survie numéro 1 : éviter toute forme de comparaison ou situation où l’on se compare.

Règle de vie numéro 2 : modifier la manière dont on communique avec soi-même, en devenant plus tolérant, plus bienveillant et surtout plus réaliste. La perfection n’est pas de ce monde et c’est tant mieux.

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4. L’optimaliste, seul capable de sauver le perfectionniste qui est en vous

Et pour ce faire, devenez optimaliste. J’adore ce terme, c’est l’optimiste réaliste. Je suis tombée dessus en lisant le livre 3 kifs par jour de Florence Servan-Schreiber. Franchement, lisez-le si vous n’avez rien à vous mettre sous la lampe de chevet. C’est frais, instructif et non complaisant.

En somme, être optimaliste, c’est s’autoriser, avancer, analyser, oser, tenter, sauter dans le vide. Et si on se foule la cheville à l’atterrissage, de se demander comment on peut améliorer sa technique pour le prochain saut plutôt que de ranger à tout jamais la voile.

Être optimaliste, c’est regarder sa peur droit dans les yeux et lui dire « ok ma p’tiote, qu’est-ce que t’essayes de me dire ? ». Plutôt que « oui oui ok, c’est bon t’as raison ».

Et parce que les images valent milles mots…

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 Conclusion

Le message de cet article avec lequel j’aimerai que chacun reparte, c’est d’arrêter de penser que d’être perfectionniste est un petit défaut qui cache tellement de qualités. Je reviens à l’entretien d’embauche… je me sens moi-même tellement formatée par cette idée. Présenter une image parfaite, quitte à y passer des heures, jours, des années quand on aurait juste pu se contenter d’être soi. Dans tout ce que l’on est de plus grandiose et de plus imparfait.

C’est d’une tristesse. Aimons-nous pour ce que l’on est vraiment à l’intérieur et pas pour ce que l’on a à cœur de montrer aux autres.

Toi qui te cache derrière ton écran (oui, je te tutoie pour l’occasion), tu te dis quoi à toi même ? En quoi ton soucis de perfection a pu te limiter dans le passé ? Quels réflexes d’optimaliste aimerais-tu adopter dans le futur ?

Commente et partage, même (surtout) si tu crains de ne pas paraître au mieux  !

A bientôt humain imparfait et touchant !

Stéphanie

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Les blocages de perfection se soignent par l’action !

Séance découverte : Vous vous êtes perdu dans votre travail ?

Lectures pour aller plus loin

Lecture facile qui donne la patate et la positive attitude. Pourquoi s’en priver ?

Un auteur beaucoup cité dans le livre 3 kiffs par jour, qui se lis aussi très bien pour faire le plein de +++

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Optimiser sans culpabilité les journées où j’ai pas envie de bosser

Optimiser sans culpabilité les journées où j’ai pas envie de bosser

Mai 2017 : info flash news : Une vague de flemmardise et de culpabilité envahie la France. La productivité est en berne. L’esprit est aux weekends prolongés, aux barbecues / rosé, aux marques de bronzages et à l’oisiveté. Comment affronter ces journées de retour au boulot sans aucune motivation où l’on regarde le soleil par la fenêtre teintée de son bureau tel un prisonnier condamné à la perpétuité ?

Le mot fatalité ne fait pas partie de mon vocabulaire. Voici comment faire au mieux quand la motivation est au plus bas et la culpabilité de ne pas avoir envie de travailler au plus haut.

La vidéo a été enregistrée en direct dans le cadre du Facebook live du 1er mai 2017. L’article qui suit en reprend les points principaux.

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23mn49 à écouter et/ou à voir ou bien 5 mn de lecture.

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Comment chasser la culpabilité

Le weekend n’est même pas terminé que vous savez déjà que vous allez galérer le lendemain pour vous mettre au boulot. Vous allumez votre PC et vous cherchez en vain une tâche à laquelle vous atteler. Ça va certainement tomber sur vos emails. Mais ça ne vous mènera pas très loin. Vous revivez votre weekend le cœur gros et pensez déjà au suivant. Si seulement vous n’étiez pas envahie par ce sentiment de culpabilité qui accompagne les journées sans motivation.

STOP

Et si pour une fois vous acceptiez de ne pas avoir envie. Vous n’êtes pas une machine. Vous n’avez pas à être au top de votre game en permanence. La clé pour vous libérer de votre culpabilité, c’est d’accepter la situation. Aujourd’hui, vous n’avez pas envie. C’est comme ça. Soyez indulgent avec vous même. Autorisez-vous des passages à vide.

Aller, aujourd’hui, vous n’allez pas faire ce que vous aviez prévu. Aucun de vos dossiers en cours ne va avancer. Vous allez même prendre un peu de retard. Mais peu importe puisque c’est une situation que vous avez choisi et que vous assumez pleinement. Vous ne respirez pas un peu mieux là ?

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Commencez par ranger votre cerveau

Donc, vous allez attaquer votre journée en faisant un peu de tri mental. Prenez toutes les tâches que vous avez en cours et notez-les. Tout, tout, tout ce qui vous encombre mentalement professionnellement et personnellement. Du RDV chez le dentiste du petit dernier, en passant par les livres à rendre à la bibliothèque jusqu’au devis à envoyer à votre client. Profitez de cette journée « off » pour faire quelque-unes de ces tâches. Sinon, planifiez dans votre agenda quand vous comptez les faire.

Votre niveau de culpabilité est déjà descendu d’un cran à ce stade. Mais ne nous arrêtons en si bon chemin.

Enchaînez sur vos objectifs. En avez-vous défini ? Que ce soit à titre pro ou perso, ils sont indispensables à votre équilibre. Car au fond, on s’en fout de l’objectif en lui-même. Ce qui importe c’est le chemin que vous allez emprunter pour y arriver, le mouvement que vous allez générer. Je reviendrai plus tard sur ce point ?

Si vous en avez, où en êtes-vous de vos objectifs ? C’est un moment idéal pour revoir vos moyens d’action mais aussi pour voir le chemin parcouru et ainsi vous redonner du baume au cœur et de la motivation. Et bim, dans ta tête la culpabilité.

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Enchaînez par le rangement de votre bureau

Et oui, maintenant que vous y voyez plus clair dans votre esprit, rien de tel que d’aérer votre espace visuel. Rangez, triez, classez, nettoyez, jetez tout ce qui bouge sur votre bureau. Tout ce qui ne vous sert pas au quotidien et qui est là au cas où n’a rien à faire sur le bureau mais devrait être dans un tiroir. Pareil pour ces derniers. Sauf si vous êtes archéologue ou historien, les documents (soyons larges) d’avant 2010 ont peu de chance de vous être utiles.

Et faites vous une raison, la pile de « trucs à lire quand on a 5 minutes » ne sera jamais lu. Si vraiment il y a quelques articles qui méritent d’être gardés, faites-en classeur. Pour le reste, POUBELLE !

Alors, on n’est pas bien là, décontractés de la souris ?

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Finissez par ma bête noire : l’ordi

Autant je suis assez organisée dans mon quotidien, autant l’organisation de mon ordinateur peu vite se transformer en grand n’importe quoi. J’ai toujours 15 000 onglets ouverts. C’est un peu la pile de trucs à lire que je n’ai plus sur mon bureau. Avant, c’était pire. J’avais plusieurs fenêtres ouvertes en plus des onglets.

J’ai réussi à mettre un peu d’ordre là-dedans en faisant le grand ménage dans mes favoris. Créez des dossiers et des sous-dossiers. Un site que vous consultez régulièrement doit être accessible en 2 clics max. Adoptez le réflexe de mettre un site, une page directement dans vos favoris plutôt que de le laisser ouvert pour plus tard.

Et le meilleur pour la fin, votre boite mail ! Visez le zéro mail dans votre boite de réception. Partez de la fin et remontez le temps. 3 options : répondre/déléguer, dossier ou corbeille. Comme pour vos favoris, profitez-en pour faire du rangement dans vos dossiers. Essayez de tourner autour des 10/20 mails dans votre boîte de réception en permanence. Dès que vous vous laissez un peu déborder, c’est qu’il est temps de trier. Faites-ça 2 fois par mois et vous verrez que vous ne vous sentirez plus jamais comme cela à l’ouverture de votre boîte mail.

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Conclusion et fin de culpabilité

Donc, votre mission est simple. Quand vous démarrez de bon matin avec une grosse flemme, assumez-la et débarrassez-vous de votre culpabilité. Organisez votre esprit, votre espace physique et virtuel. Voici un bel objectif qui va bien vous occuper la journée.

Le vrai soucis, c’est quand on commence à cumuler les journées sans envie ni motivation. C’est généralement le signe qu’autre chose de bien plus profond se trame. Et cette incapacité latente à se mettre aux tâches dont on a la charge risque fort de ne pas s’améliorer avec le temps. Il se peut aussi que d’autres domaines de votre vie viennent entacher votre entrain et votre bonne volonté.

Je parlais des objectifs en début d’article. Je sais à quel point il peut être difficile d’en établir. Ça demande toute une remise en question, une prise de recul que l’on n’a parfois pas la force de prendre.

C’est pour les personnes qui se trouvent dans cette situation d’impuissance et de blocage que j’ai crée le programme Action gagnante. Passez en revue tous les domaines de votre vie ainsi que toutes vos sources de frustration. Avancez à votre rythme et terminez avec un plan d’actions clair et motivant. Vous pouvez vous pré-inscrire pour bénéficier du tarif de lancement, ici. Le 8 mai se fera le lancement officiel.

D’ici là, profitez bien du long weekend qui arrive sans pour autant perdre les bonnes habitudes. Partagez vos moments de flemme intense avec nous. Que faites-vous dans ces cas là ? Quel est le pire truc que vous ayez fait au bureau ? Vos ongles, votre déclaration d’impôts, la préparation de votre prud’hommes ?

A bientôt

Stéphanie

Coincé dans votre carrière et votre vie ?

Pré-inscrivez vous au programme Action gagnante :

Offre de démarrage jusqu’au 8 mai !

 

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